vendredi 20 décembre 2013

Parce que tu me plais - Fabien Prade

Parce que tu me plais, de Fabien Prade

121 Pages
Editions NiL
Parution : Août 2013

4ème de couverture :
Paris 2013. Théo ne fait rien.
En tout cas, rien de ce qu'il faudrait faire, à 25ans, pour rentrer dans l'âge adulte.
Il glande, il fume, il boit, il baise, il se drogue, il sort, il ment. Et il aime ça.
Vivre comme dans un gigantesque opent bas.
Mais un jour, il rencontre une fille.
Une fille qui n'est pas pour lui.
Une fille des beaux quartiers.
Une fille bien.
Diane.

     Il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour parcourir ce petit bouquin, et heureusement. Franchement je m'attendais à autre chose ! Ce livre est truffé de stéréotypes, de langage parlé et de rien. En fait c'est ça, ce livre ne parle de rien. Notre "héro" n'en ai pas un, et il n'est pas plus avancé à la fin du texte qu'à son début.
      Théo est un glandeur, un vrai, un pur, un dur. L'auteur nous laisse sous-entendre que ce dernier a plein de combines pour gagner de l'argent : RSA, vente de babioles sur internet, revente de drogues à ses potes, figuration dans un film, tournoi de poker (avec ces potes), pari en ligne ... Wahou ! Tout ça ! Mais ne rêvez pas, ce n'est que mentionner et ce mec n'est pas le roi de la débrouille. Nous allons surtout le voir picoler, glander sur son canapé, fumer des joints et ne rien faire. Ah si ! Il découvrira une autre occupation quand il rencontrera Diane : se balader. Oui parce que c'est bien connu, les filles un peu bourg', leur seule activité avec un garçon c'est se balader... ah si et pique-niquer sur l'herbe. Ahem ! Je vous parlais de stéréotype tout à l'heure ... vous comprenez mieux maintenant ?
     Donc nous avons notre glandeur de première, qui rencontre la jolie princesse Diane. Par le biais d'une copine débauchée de celle-ci, il va réussir à récupérer son numéro de tel ... lui laisser des tonnes de message. Et, miracle de l'existence, elle va le rappeler : pour avoir de l'herbe, mais pas pour elle, hein, pour sa copine américaine. Ben oui, bien sûr, on rappelle un mec que l'on ne connait pas pour ça... sans ce demander comment il a eu le numéro de téléphone, et sans passé par la copine qui elle le connait. Logique, logique.
      Donc suite à ça ils se voient, se revoient, se re-revoient. Il a envie de l'embrasser, elle aussi dit-elle, mais elle est fiancée, alors il ne faut pas. Son mec revient bientôt. Et en plus c'est une oie blanche qui genre, n'a pas d'amis puisqu'elle n'a que lui à appeler pour se changer les idées...
     Le dit-mec revient, et là Bim ! Il se retrouve nez-à-nez avec Théo un soir dans un resto à Paris,... logique et tellement probable... Quand tu penses que dans un village de 200 habitants tu arrives à ne jamais croiser certaines personnes, ... alors qu'à Paris cela paraît si simple ... Bref, je m'égare.
     Et vous savez pas le plus fou dans tout ça ? Les deux mecs vont devenir potes ! Mais oui, mais oui, le super fiancé propre, réglo, travailleur et joueur de squash, va venir glander avec Théo presque tous les jours ! Incroyable non ? Et le dit Théo lui ne voit plus Diane par contre pendant ce temps ...why ?
      Comme notre "héro" ne veut surtout pas travailler ... pourquoi faire ? L'auteur a trouvé une super astuce pour lui faire tomber un max de pognons direct sur son compte en banque, ben oui ... parce que la bédave, la picole dans les bars : ça coûte un peu de sous quand même !
     Bref ça ne tient pas la route une demi minute, toute cette histoire. M'est avis que la jolie Diane elle s'est bien payé sa tête à Théo. Et je me demande bien de quoi un idiot comme lui a pu parler, parce que sortie de la baise, de la fumette, de la picole et de la console, il n'y a visiblement rien qui n'intéresse ce jeune homme.
    Cet auteur fait comme s'il parlait de quelque chose qu'il connaissait, ce qui n'est visiblement pas le cas. Il a fait le choix d'un langage Jeun's pour soit disant plus de corps ou de profondeur à son texte : c'est raté.
     C'est franchement nul à lire et sans intérêt. Cela dit si vous cherchez un exemple de tout ce qu'il ne faut pas faire en écriture, vous avez ici un parfait exemple : personnage creux et survolés, actions et décors quasi inexistant, mauvais français, pas de réelle construction...
    M'est avis que si l'auteur n'était pas connu pour d'autres raisons, ce premier roman n'aurait pas été publié. On ne peut décemment pas appeler cela de la littérature !

(Chronique rédigée volontairement dans un langage décontracté pour être plus en adéquation avec l'ouvrage)

    "Il y a des jours-clefs, dans la vie.
    Il ne se passe rien pendant des semaines, on se fait chier, et puis ça tombe. Les choses arrivent. A peine le temps d'en analyser les conséquences, que cette journée banale s'est transformée en le "jour où".
Le must, c'est quand c'est doublé. Le combe. Deux trucs vraiment lourds, le même jour. Ca m'est déjà arrivé quelquefois, c'est spécial."

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