mardi 1 mai 2018

Les mots entre mes mains - Guinevere Glasfurd

Les mots entre mes mains, de Guinevere Glasfurd

448 pages
Editions Préludes, Collection Préludes littératures
Parution : Août 2016

Présentation de l'éditeur :
    Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le coeur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
   En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.


    Il est rare que je finisse pas un roman, mais celui-ci en fait hélas parti. Je me suis arrête au trois quarts car honnêtement je m'ennuyais.

    Le personnage d'Helena est, certe, sympathique, mais manque de force, de caractère,... de ce petit plus qui fait que l'on s'attache à lui. Je m'attendais à une héroïne forte, puissante, au caractère bien trempé. Je l'ai trouvé effacée et un peu trop en retenu. Il est vrai qu'à cette époque, les femmes n'avaient pour place que celle de tenir la maison, mais tout de même. Si cette jeune femme avait le talent pour apprendre à lire seule, pour s'intéresser et se cultiver, alors que c'était l'apanage des garçons, c'est qu'elle devait avoir un fort caractère. Ici je n'ai rencontré qu'une jeune femme fade, qui deviendra presque transparente quand elle rencontrera Descartes.

    Guinevere Glasfurd semble s'être bien documenté sur cette histoire qui serait vraie (ne l'ayant pas vérifié moi-même, je ne peux l'affirmer) et peut-être l’exercice de recherche a quelque peu figé son écriture ? Il n'est pas facile de romancer un morceau d'Histoire sans avoir le sentiment de la trahir en l'embellissant trop où en brodant autour des quelques faits avérés que l'on peut avoir collectés. Peut-être est-ce cela qui l'a empêchée de donner plus de force à ses personnages, de peur de les trahir ?

    Je reconnais que j'attendais sûrement trop de ce roman. Peut-être ne l'ai-je pas lu au bon moment ? Peut-être ai-je raté le meilleur en ne lisant pas les dernières pages du récit. Difficile donc pour moi de donner un avis sur ce roman, je ne peux que faire des suppositions quant à la façon dont l'idée a commencé à prendre forme sous la plume de l'auteur.

    Je vous conseille de le lire afin de vous faire votre propre avis, et j'espère que vous saurez mieux l'apprécier que moi !

Aucun commentaire:

Publier un commentaire