mardi 31 octobre 2017

Sur l'écriture - Charles Bukowsky

Sur l'écriture, de Charles Bukowsky

Textes rassemblés par Abel Debritto
318 pages
Editions Au Diable Vauvert
Parution : Septembre 2017
Traduit de l'américain par Romain Monnery

4ème de couverture :
    Une anthologie de textes inédits sur l'écriture, le quotidien d'une véritable légende américaine, icône de la contre-culture.
    Ces lettres aux éditeurs, directeurs de revues, amis et confrères écrivains pour la première fois publiées, dessinent un portrait intime du grand poète tour à tour poignant, glacial, iconoclaste et souvent hilarant. On y découvre le rapport inquiet au travail, l'érudition littéraire, mais aussi le mordant, l'intransigeance de celui qui a donné voix aux opprimés et dépravés de la société, dans des phrases mémorables ponctuées de moments de grâce. 


    Comme vous avez du vous en rendre compte, ces derniers temps je suis très intéressée par le point de vue des auteurs sur leur relation à l'écriture. Je ne pouvais donc que craquer pour ce livre.
    J'avoue ne jamais avoue lu Bukowsky, mais je sais qu'il fait parti des grands noms de la littérature américaine, et que je vais essayer de me plonger rapidement dans un ou deux de ces écrits, car ce recueil de lettres à plus qu'éveiller ma curiosité.

     Ce livre est un recueil de diverses lettres que Charles Bukowsky a envoyées à des amis et éditeurs, parfois inconnus de lui, tout au long de sa vie. Elles ne sont pas toujours reproduites en intégralité et ont été sélectionnées avec soin afin de rendre au mieux la vie que fut celle de cet écrivain très prolifique et obsédé de l'écriture ; mais aussi afin de rendre au mieux le chemin de sa maturité littéraire.

     Charles Bukowsky fut un de ces idéalistes pour qui le matériel n'avait que peu d'intérêt. Les mots lui brûlaient les doigts et il n'était jamais plus heureux qu'assis des heures derrière sa machine à écrire, quelques canettes de bière à portée de main. Il composait des poèmes à la chaine, au fil de son inspiration, sans jamais se relire ou y apporter la moindre modification et surtout sans jamais se censurer. Il inondait les journaux littéraires de ses productions, espérant vendre par-ci par-là un poème ou deux qui permettrait d'améliorer un peu l'ordinaire.
     Il lui faudra des années et manquer perdre la vie, pour la remettre un peu d'aplomb et se remettre à écrire.
     Il devra sa notoriété en partie à John Martin qui décidera de placer sa confiance en lui et de publier son premier roman. Cet éditeur sait se montrer habile, et créer le manque chez le lecteur, ne publiant qu'à longs intervalles un nouveau roman de l'auteur. Mais pour un homme tel que Bokowsky, dont les mots dégoulinent par tous les pores de la peau ce n'est pas suffisant, et il ne peut s'empêcher de continuer à proposer un peu partout, aux journaux américains et Outre-Atlantique, ses poèmes et nouvelles.

     J'avoue que si je me suis plongée avec joie dans ce recueil de lettres, un certain malaise s'est peu à peu instauré ; tout comme j'en aurais ressenti un si j'avais rencontré l'homme en vrai. Sa façon de voir la vie, ses écrits et les autres est par moment assez dérangeant, mais il semblerait que ce soit sa marque de fabrique. J'ai beaucoup plus apprécié cette sorte de maturité qu'il a acquise avec le temps. J'ai alors trouvé qu'il prenait plus le temps d'argumenter ses idées plutôt que de les balancer simplement dans le but de choquer le lecteur. J'ai trouvé aussi que son regard sur la vie et le monde littéraire devenait aussi plus incisif et plus réaliste.
     C'est toute cette seconde partie qui me donne envie de découvrir l'auteur, plus à travers ses romans que par ses nouvelles et poèmes. 

     J'ai beaucoup aimé la construction de l'ouvrage vraiment simple : avant les lettres, une petite note nous indique qui est le destinataire si nous ne le connaissons pas et le sort du ou des textes littéraires évoqués dans la lettre de Bukowsky. Les textes ont été judicieusement choisis pour se suivre afin que la lecture soit fluide et les préambules et conclusions inutiles supprimées afin de ne pas perdre le lecteur dans sa découverte de cet auteur.

     Pour moi qui n'ai jamais lu ses textes, je trouve que c'est une très bonne introduction à ses oeuvres, car on découvre l'homme qu'il était, sans masques ni faut semblants. Ce recueil permet de soulever avec délicatesse le voile sur son intimité d'écrivain, sans se perdre dans les autres aspects de sa vie ; car pour moi seul l'homme en tant qu'écrivain est intéressant, ce qu'il fait de sa vie privée ne m'intéresse pas.

     C'est un ouvrage qui saura ravir tout à la fois les amoureux de cet auteur tout comme les curieux qui se demande simplement qui il est avant de se plonger dans ses oeuvres.

Ma question est la suivante : est-ce qu'un auteur à partir du moment où il est publié devient une propriété publique susceptible d'être fouillée sans préavis ou détient-il encore quelques droits à une vie privée en tant que citoyen qui paye ses impôts ? Serait-ce vulgaire de dire que le seul avantage à être artiste reste (encore) la possibilité de prendre ses distances vis-à-vis d'une société sur le déclin, ou s'agit-il simplement d'un concept tombé en désuétude ? 

Est-ce que c'est la suite logique quand tu t'adonnes à la poésie ? Est-ce que tout finit par s'effondrer ? Ton boulot, ta vie, ta femme, ton pays, ton esprit, tout sauf ton amour des mots et le son qu'ils produisent quand on les sculpte, sculpte, sculpte, la sculpture... o mon dieu oui


lundi 30 octobre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? [96]

"C'est lundi ! Que lisez-vous?" C'est une idée originale créé par Mallou, maintenant coordonnée par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment? 3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 23  au 29 octobre 2017
Petite semaine de lecture, car très remplie en activités diverses et variées : vacances scolaires obligent. Je n'ai eu que mes soirées pour lire, donc j'ai avancé très doucement dans ma lecture de Léautaud, ce qui est paradoxal car j'ai littéralement avalé les 60 premières pages le dimanche soir ...
Et je me suis accordée une matinée tranquille pour lire ce petit livre jeunesse Mon père n'est pas un escargot, dont le thème n'est pas facile à aborder dans la vie réelle.

- Le petit ami, de Paul Léautaud
- Mon père n'est pas un escargot, de Agnès Lestrade et Amandine Laprun


Ce que je suis en train de lire : 
 
     Pour continuer dans ma lancée autour de Cyrano de Bergerac, je me suis plongée dans ce roman jeunesse qui revisite l'histoire à la sauce collège actuel. Une belle façon je trouve d'intéresser les jeunes lecteurs aux œuvres classiques.


4ème de couverture :
Blaise Cyrano, élève de 3e au collège Rostand, surnommé "Monsieur Molière" pour sa maîtrise de la langue française et sa grande culture littéraire, ne laisse personne indifférent. Car en plus d'un fort tempérament et d'une répartie toujours cinglante, le garçon est affublé d'un menton plus long que la moyenne. Bien que son esprit supérieur compense son complexe physique, Blaise n'ose déclarer sa flamme à Roxane. Par surcroît, la belle n'a d'yeux que pour Christian Neuvillette, lequel brille davantage par sa beauté que par son intelligence. Mais par amour pour Roxane, ce Cyrano 2.0 se résigne à aider son rival en écrivant à sa place des missives enflammées...





Mes prochaines lectures
 
J'hésite encore, ce sera ou un roman policier, parce que depuis le temps cela me fait envie, ou ma dernière lecture pour le Challenge Octobre Rose :)

Et vous que lisez-vous ?
Belle semaine livresque !

vendredi 27 octobre 2017

Célibataires - David Foenkinos

Célibataires, de David Foenkinos

141 pages
Edition Flammarion
Parution : Septembre 2008
Théâtre

4ème de couverture :
    Les rencontres amoureuses sur Internet... c'est la fin des agences matrimoniales ! Michel et Sylvie sont deux employés de ces sociétés en voie de disparition. Célibataires, ils mettent leur cœur à aider les autres. Jusqu'à s'oublier eux-mêmes. Comme plus personne ne vient dans l'agence, il serait peut-être temps qu'ils s'occupent enfin d'eux ? Dans cette première comédie de David Foenkinos, on retrouve son univers plein de fantaisie et d'humour. Réflexions sur le couple, sur la solitude, sur le divorce, sur l'angoisse du bonheur (et oui ça existe !), et sur l'art de danser subitement le tango. 

     J'aime le théâtre, et je trouve toujours amusant de découvrir un auteur via un de ces textes de théâtre. Je trouve que cela donne tout de suite la mesure de son écriture et de sa capacité à faire passer l'essentiel en peu de mots.

     Comme tout le monde, j'ai beaucoup entendu parler de David Foenkinos, et si deux de ses ouvrages attendent gentiment dans ma Pal, je n'avais encore jamais passé le pas. Mais ce petit livre rouge a su attirer mon attention à la bibliothèque et je m'en suis vite saisi.
       L'un des avantages du théâtre, c'est qu'en général cela se lit plutôt rapidement, surtout pour ce qui est des pièces contemporaines. Il ne suffit alors plus qu'à se prévoir un moment de calme de deux heures pour s'y adonner sans interruption et se laisser embarquer par l'histoire.

     Dans ce texte, il n'y a que deux personnages Michel et Sylvie. Tous deux sont les derniers employés d'une agence matrimoniale sur le déclin. Au fil des jours et de leurs discussions, ils s'interrogent sur l'avenir de leur métier et sur le marché de la rencontre dans une société qui va toujours plus vite. Ils reviennent aussi sur leurs désastres amoureux et leur grande solitude sentimentale.C'est à la fois plein d'humour et franchement terre à terre, voir cynique par moment. Tous deux sont lucides quand à leur avenir et la réalité de la vie.

     C'est en quelque sorte une chronique de la vie ordinaire, où deux célibataires s'interrogent sur la place du couple dans la société et la notion d'Amour dans celui-ci. Deux concepts qui devraient se fondre l'un dans l'autre, découler l'un de l'autre mais qui semblent devenir de plus en plus distincts au fil des ans.

     C'est un délicieux moment de lecture, on ne voit pas le temps passé et l'on s'attache à ces deux vieux célibataires en quête d'amour. Le fait qu'il n'y ait que deux personnages rend la lecture encore plus fluide, et les dialogues se suffisent en eux-même : il y a très peu de didascalies et c'est tant mieux car cela laisse au lecteur la possibilité d'imaginé les gestes et réactions des personnages à sa guise.
     Voir la pièce portée sur les planches doit offrir au spectateur un agréable moment de divertissement et de bonne humeur.

     C'est une lecture feel-good que je recommande à tout le monde, même à ceux qui n'apprécient pas le genre, car l'écriture est si simple à suivre qu'on l'oublie au profit de l'histoire et des dialogues.  

     - Mais tu te rends compte à quel point on est pathétiques ? On passe notre temps à essayer de caser les gens, alors qu'on est seuls comme des rats. Et les célibataires qui nous passent sous le nez, on n'a pas le droit d'y toucher, question de déontologie !

jeudi 26 octobre 2017

Les Albums de la Semaine [4]

Bonjour, bonjour !

Je vous retrouve sur la chaîne youtube pour vous présenter les 3 Albums de la semaine 


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lundi 23 octobre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? [95]

"C'est lundi ! Que lisez-vous?" C'est une idée originale créé par Mallou, maintenant coordonnée par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment? 3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 16  au 22 octobre 2017

Une semaine de lectures très variées comme vous pouvez le constater : de la chick-lit, un recueil de lettres et un court roman classique. Toutes ces lectures ont été enrichissantes à leur façon et je vous retrouve très vite pas ici pour vous en parler !
- Mariage Mania, de Darcy Cosper
- Sur l'écriture, de Charles Bukowsky
- Le joueur d'échec, de Stefan Zweig


Ce que je suis en train de lire : 
 
Je me suis enfin décidée à découvrir Léautaud, un auteur dont j'ai plusieurs fois entendu parler et que j'étais curieuse de lire. Il est davantage connu pour ses journaux, mais j'ai préféré commencé par un de ses premiers romans autobiographiques : celui sur son enfance.



4ème de couverture :
    "J'ignore si le lecteur s'amusera beaucoup des souvenirs d'enfance que je vais raconter. Il y a bien cinq ans que je me demande si je dois les écrire, moi, et je viens seulement de m'y décider ! Qui sait aussi si cet enfant que j'ai été et que je revois en ce moment avec une netteté qui touche au prodige ne me reprochera pas, quand j'aurai achevé, d'avoir été, à son sujet, si loin dans ce livre. Pauvre chéri ! comme disent si tendrement mes amies, quand je leur en parle. Enfin, ça fera peut-être quelques bonnes pages."



  Mes prochaines lectures
Sûrement un peu de jeunesse car la semaine qui vient s'annonce très chargée en activités diverses et variées.



Et vous que lisez-vous ?
Belle semaine livresque !

mercredi 18 octobre 2017

Les Albums de la Semaine [3]

Bonjour, bonjour !
Je vous retrouve sur la chaîne youtube pour vous présenter les 3 Albums de la semaine 


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www.1001albumsjeunesse.com

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lundi 16 octobre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? [94]

"C'est lundi ! Que lisez-vous?" C'est une idée originale créé par Mallou, maintenant coordonnée par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment? 3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 9 au 15 octobre 2017
Encore une jolie semaine de lecture que j'ai adoré commencer en compagnie de Chantal Thomass qui se livre à nous comme elle le fait petit à petit avec sa petite-fille. Totto-Chan fut une lecture agréable mais que je n'ai finalement pu comprendre et apprécier réellement qu'après avoir lu la postface ce que j'ai trouvé un peu dommage. Et j'ai fini mon dimanche avec le Bal qui dans sa simplicité, est incisive et touchant. 

- Sens dessus dessous, de Chantal Thomass
- Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre, de Tetsuko Kuroyanagi
- Le Bal, de Irène Némirovsky



Ce que je suis en train de lire : 
 
Une fois n'est pas coutume, mais à l'heure où j'écris ces mots je n'ai pas encore commencé de nouvelles lectures et ne sais pas encore dans quelle histoire je vais avoir envie de me plonger dans la soirée.
Bien sûr, comme je vous l'ai dis sur instagram, je poursuis toujours chapitre après chapitre ma lecture de l'essai : Une histoire de la lecture, de Alberto Manguel, qui se révèle passionnant.



  Mes prochaines lectures
Dans ma Pile à Lire, il y a encore deux livres roses, du théâtre, de la littérature classique, et encore milles autres pépites que je brûle de découvrir et dans lesquels je me plongerai au fil de mes envies !


Et vous que lisez-vous ?
Belle semaine livresque !

jeudi 12 octobre 2017

Le mal des ardents - Frédéric Aribit

Le mal des ardents, de Frédéric Aribit

240 pages
Editions Belfond
Parution : 17 août 2017

Présentation de l'éditeur :
    Entretenir le feu sacré sous peine d'être enterré vivant. On ne rencontre pas l'art personnifié tous les jours.
     Elle est violoncelliste, elle dessine, elle peint, fait de la photo. Elle s'appelle Lou. Lorsqu'il tombe sur elle, par hasard, à Paris, c'est sa vie entière de prof de lettres désenchanté qui bascule et, subjugué par ses errances, ses fulgurances, il se lance à la poursuite de ce qu'elle incarne, comme une incandescence portée à ses limites.
     Mais le merveilleux devient étrange, et l'étrange inquiétant : Lou ne dort plus, se gratte beaucoup, semble en proie à de brusques accès de folie. Un soir, prise de convulsions terribles, elle est conduite à l'hôpital où elle plonge dans un incompréhensible coma. Le diagnostic, sidérant, mène à la boulangerie où elle achète son pain.
     Quel est donc ce mystérieux " mal des ardents " qu'on croyait disparu ? Quel est ce " feu sacré " qui consume l'être dans une urgence absolue ?
     Il va l'apprendre par contagion. Apprendre enfin, grâce à Lou, ce qu'est cette fièvre qui ne cesse de brûler, et qui s'appelle l'art. 


    Ce livre c'est l'histoire d'une folle passion, de ces histoires d'amour qui vous surprennent un jour dans la banalité de votre quotidien et qui vous emmène dans leur tourbillon, très loin de vos habitudes. Mais c'est aussi une très intéressante étude sur l'ergot du seigle et sa présence à travers toute l'Histoire de l'humanité.

    Lou est une jeune femme vivante, vibrante et amoureuse de la vie. Elle s'investit totalement dans chacune des actions qu'elle fait, transformant sa vie en véritable tourbillon de plaisir, de bonheur et de folie. Quand elle croise la route de notre narrateur, professeur de lycée qui s'ennuie dans la banalité de sa vie, elle va le réveiller à la vie. D'une première brève rencontre elle va le faire réfléchir sur sa vie, et lorsqu'ils se recroiseront peu de temps après, il ne pourra résister à suivre ce feu follet dans les rues de Paris.
    Lou ressent comme une urgence à vivre, à croquer tous les plaisirs de la vie sans se soucier des conventions et du quand dira-t-on. Il ne sera pas toujours facile pour lui de la suivre, mais l'amour l'emporte, l'aveugle et l'entraine malgré lui dans cette grande aventure pleine d'amour et de passion.
     Avec eux nous parcourons l'art de la musique et de la peinture, comme vecteurs de vibrations intérieurs et sources de plaisir. Lou a des idées sur tout, et ce caractère passionné nous offre des réflexions très juste sur ces deux modes d'expression, invitant le lecteur à voir au-delà des conventions communément admises et à oser se plonger dans ses émotions intérieures.

    Mais cela ne va durer qu'un temps. Lou est-elle réellement elle-même ou agit-elle sous l'emprise de la folie de sa maladie ? Ou celle-ci ne fait-elle qu'exacerber sa nature profonde ? On pencherait plus pour la seconde, car notre homme, pourtant sain, se laisse gagner par la douce folie de sa compagne, se désinhibant à son contact.

    La relation des deux personnages est passionnante et envoutante. On prend un réel plaisir à les suivre dans cette folle aventure, nous demandons sans cesse jusqu'où ils iront, jusqu'où Lou l'entrainera-t-elle ? Le lecteur se surprend parfois à rêver de pouvoir ainsi pimenter sa vie, avec autant de joie et de liberté... cela ne tient qu'à lui, nous murmure Lou à l'oreille tout au long de notre lecture.

    J'ai aimé que cette histoire soit enrichie de celle de cette maladie qu'est l'ergot du seigle  qui a traversé les siècles sans avoir été identifiée comme telle pendant longtemps. Ce champignon qui se développe sur le germe des céréales, notamment du blé et du seigle, n'a été identifié que tout récemment au regard de l'Histoire de l'Humanité, et il a fait des ravages pendant des millénaires sur des populations dont l'alimentation première était le pain, justement composé de ces céréales.
     Aujourd'hui les récoltes sont vérifiées avec soin et rares sont les cas de maladie qui se déclarent, et si cela arrive, que le diagnostique est rapidement mis en place, les services de santé publique mettent tout en œuvre pour limiter la contagion. Mais il n'en était pas de même quand la famille cultivait et mangeait son propre grain...
     Frédéric Aribit parcours l'Histoire de l'humanité, mettant en lumière des épidémies que l'on doit vraisemblablement à ce champignon et qui plusieurs fois ont changé la face du monde.

     Ce livre nous rappelle à quel point notre vie est fragile et comment un minuscule champignon que l'on perçoit à peine à l'oeil nu peut l'anéantir en peu de temps. Il nous rappelle que la vie est trop courte pour qu'on la laisse devenir banale et qu'il faut la vivre à 100%, se laissant la possibilité de s'évader des conventions et des carcans de la société pour parfois mieux en apprécier la saveur.

     Frédéric Aribit nous livre là un roman qui fait du bien, qui se laisse dévorer et nous donne envie de croquer la vie à pleine dents. Il a su avec succès mêlé les deux histoires la Grande et la personnelle avec simplicité et brio, ce qui fait qu'elles se nourrissent l'une l'autre sans gêner le moins du monde notre lecture, mais au contraire en nous passionnant de plus en plus pour les deux au fil des pages.

    C'est une superbe ode à la Vie et à l'Amour. Que je vous conseille de lire. C'est un texte avec lequel vous ne sauriez vous ennuyer tellement il est riche de connaissances, d'histoire, d'amour, de rêve et de bienveillance.

   La musique, c'était une question d'heure, de rendez-vous avec soi-même.

   Quelque chose qui avait aussi affecté mon travail, mon rapport aux livres et s'était propagé dans ma qualité d'écoute de ma musique, dans le regard que je portais sur l'art. Car ce qui, dans mes lectures, n'était avant elle qu'un alignement de mots dignes d'un intérêt intellectuel variable, ce qui n'était qu'une enveloppe sonore dans mon casque apte, au pire à me désennuyer un peu, au mieux à m'arracher un moment de la fadeur du monde, qu'un assemblage esthétique de formes et de couleurs sur une toile, prenait un relief nouveau, trouvait une puissance, une force inédites, une crudité féroce qui me sidérait et m'effrayait à la fois.

    Ex-ister c'est, littéralement, sortir de soi. Être hors de soi.
    On ne vit jamais que hors de soi. Est-ce cela, Lou, que sans le savoir toi-même, tu me disais pourtant ?

    Sommeil et silence, rien n'était plus difficile et plus beau que cet échange-là. Rien n'exigeait davantage que l'abandon à l'autre que de lui offrir son sommeil et son silence. Se taire ensemble ce qui peut être aussi un don absolu. Un acquiescement total à l'autre.

    J'ai attrapé mon exemplaire vieilli et dans mon lit, à la seule lumière de la veilleuse, je me suis replongé dans cette histoire écrite en 1953 et que je me rappelais à peine avoir déjà lue. Je voulais voir si elle me dirait quelque chose de Lou, si elle me parlerait d'elle, de moi. Peut-être n'aimons-nous jamais que les livres qui parlent de nous. Ceux qui nous permettent de devenir nous-même, tout en nous empêchant de n'être que cela.

mercredi 11 octobre 2017

Les Albums de la Semaine [2]

Bonjour, bonjour !
Je vous retrouve sur la chaîne youtube pour vous présenter les 3 Albums de la semaine


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mardi 10 octobre 2017

Mini-challenge Octobre Rose

 

Coucou !

Je vous retrouve aujourd'hui pour vous proposer un mini-challenge livresque pour le mois d'octobre.
J'espère qu'il vous plaira et que vous serez nombreux à participer !


Le hashtag du challenge #challengeoctobrerose

Challenge du 10 octobre au 10 novembre 2017
Lire de 1 à 3 livres (ou plus si vous le souhaitez) à la couverture Rose.  

*********

Mes lectures pour ce challenge :

*http://www.lalecturienne.com/2017/11/mariage-mania-darcy-cosper.html   *

 - A moins d'aimer, de Véronique Fiszman
- Mariage Mania, de Darcy Cosper
- Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre, de Tetsuko Kuroyanagi

Et vous qu'allez-vous lire en ce joli mois d'octobre ?


lundi 9 octobre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? [93]

"C'est lundi ! Que lisez-vous?" C'est une idée originale créé par Mallou, maintenant coordonnée par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment? 3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 2 au 8 octobre 2017

Avant de vous parler de mes lectures de cette semaine, je voulais vous parler d'un énorme projet que j'avais et qui a vu le jour cette semaine : un blog dédié aux albums jeunesse. En effet à la maison, nous en lisons beaucoup mais je ne trouvais pas pertinent d'en parler ici où il est plus question de littérature adulte, même si je vous parle de livres jeunesse pour jeune lecteur débutant.
Donc voilà, depuis la semaine dernière, un nouveau rendez-vous est instauré sur ma chaine : Les Albums de la semaine, que vous pourrez retrouver plus en détail sur 1001 Albums Jeunesse. N'hésitez pas à y faire un tour et à y laisser votre avis :)

Pour en revenir à mes lectures, j'ai commencé la semaine avec Le Passeur, une lecture assez perturbante je dois dire, dont j'ai encore du mal à parler : difficile de voir tous les codes de notre société volé en éclats et remis en question.
Je me suis enfin offert la session Cyrano que je repoussais depuis des mois, en lisant la pièce de théâtre d'Edmond Rostand et deux autres livres tournant autour de la pièce : Edmond et Cyrano de Boudou. Très différents mais tous les deux passionnants et agréables à lire. Prochaine étape : lire un ou deux ouvrage de Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac lui-même !
J'ai entrecoupé cette série Cyranesque, d'un roman de Romain Monnery pour changer de style et d'univers afin de mieux y replonger. Une lecture également très agréable.
*



*
 - Le passeur, de Lois Lowry
- Cyrano de Bergerac, de Edmond Rostand
- Edmond, de Alexis Michalik
- Seul, libre et assoupi, de Romain Monnery
- Cyrano de Boudou, de Damien Luce

Ce que je suis en train de lire : 
 
Avant de partir à la découverte des œuvres originales de Cyrano, j'ai eu envie de m'accorder une pause et de lire l'autobiographie de Chantal Thomass qui vient de paraître. Je me rends compte que j'aime de plus en plus lire des biographies et autobiographies, car elles sont toujours riches d'expériences et très instructives. Et puis soyons honnête : le mode de la mode est fascinant !


Présentation de l'éditeur :
    L'autobiographie de l'une des plus grandes icônes du glamour français.
     Une plongée inédite au cœur de l'intimité d'une femme libre qui dévoile pour la première fois son parcours professionnel mais aussi sa vie privée d'épouse et de mère.

    C'est l'histoire d'une jeune fille de banlieue qui rêve d'une autre vie que celle de ses parents. Une jeune fille timide et complexée qui ne sourit pas, ne parle pas et n'existe vraiment que lorsqu'elle sort vêtue de ses créations extravagantes, confectionnées par sa mère couturière.
     Avec Bruce Thomass, le garçon qu'elle rencontre à l'âge de 15 ans, son futur mari et associé pendant vingt-cinq ans, elle va briser les codes pour s'imposer dans un monde de la mode largement masculin. Avec ses meilleurs amis comme Thierry Mugler, Jean-Charles de Castelbajac ou Kenzo, elle va vivre la folie des défilés et des années Palace, l'hécatombe des années sida, et va se faire un nom.
     Une femme libre et sans compromis qui a gagné de nombreuses batailles et en a perdu beaucoup.... Après l'évincement de sa propre marque par ses actionnaires japonais, Chantal Thomass va reconquérir son nom, sa place dans l'univers de la mode où elle deviendra l'icône française des dessous chics.



  Mes prochaines lectures
Probablement un des livres correspondant au petit challenge que je vais vous proposer sur ma chaine et ici demain ;)


Et vous que lisez-vous ?
Bonne semaine livresque !

samedi 7 octobre 2017

Je suis Jeanne Hébuterne - Olivia Elkaim

Je suis Jeanne Hébuterne, de Olivia Elkaim

248 pages
Editions Stock, Collection La Bleue
Parution : 23 août 2017

Présentation de l'éditeur :
    Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste «  maudit  », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice - où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie. 



     Jeanne Hébuterne, ce nom ne vous dit sans doute rien... Mais si je vous montre ces trois tableaux :
   

 ils ne vous sont pas inconnus. Vous les avez déjà aperçu sur une couverture de roman, dans un livre scolaire ou je ne sais où. Ce sont trois tableaux, parmi de nombreux autres sur le même sujet, peint par Amedeo Modigliani qui représente Jeanne Hébuterne, la femme avec laquelle il a fini sa vie.

    Si je vous dis Camille Claudel, tout de suite cela vous évoque la femme artiste blessée, la passion, la muse d'un artiste qui ne finit pas vraiment bien ... Sans connaître l'histoire dans les détails, vous en avez une vague idée et son nom vous est connu. Pourquoi Camille Claudel a-t-elle su traversé les décennies sans que son nom soit oublié alors que celui de Jeanne s'est complètement plongé dans l'oubli ?

    Jeanne Hébuterne était une jeune fille parisienne d'origine bourgeoise qui aimait l'art. Encouragée par son frère elle s'inscrit à l'Académie Colarossi à Paris. C'est là-bas qu'elle fera la connaissance d'Amedeo Modigliani, qui sera son Grand Amour. Jeune fille au tempérament fougueux, elle plonge tête baissée dans cette folle passion, quitte à rompre avec sa famille. Elle qui avait vécu dans un appartement confortable où, sans rouler sur l'or, elle n'avait manqué de rien, se trouve plongée dans une misère noire, que seul leur amour compense. A cette époque Modigliani n'est pas encore reconnu comme un grand peintre, ses toiles se vendent mal, mais il peut heureusement compter sur un galeriste qui croit en lui.
    Au côté de celui qu'elle considère comme un grand génie de la peinture, Jeanne Hébuterne s'aveugle de son amour et laisse tomber ses pinceaux et crayons. Elle n'est plus que le modèle et la compagne de l'artiste. Un statut peu enviable en réalité, mais quand on aime ...
    La vie de cette jeune femme est à la fois magnifique et tragique. Elle ne dépassera pas son vingt-deuxième anniversaire, ce qui est bien court pour une vie. Au mieux peut-on se consoler en se disant qu'elle a vécu totalement sa passion pour Modigliani, sans concessions ni compromis et qu'un tel amour peut remplir une vie ?
    Mais il est triste de lire cette vie, de voir cette jeune femme pleine de vie, de rêves et d'assurance, s'étioler comme une plante qui manque de soleil. Et l'on ne peut que verser quelques larmes sur les dernières pages de ce récit.

    La plume d'Olivia Elkaim est très douce, très agréable à lire, mais également incisive. On sent la Femme derrière l'auteur qui parfois enrage contre cet homme qui laisse sa femme et son fils vivre dans une telle misère avec autant d'insouciance. On sent le lion rugir contre cette domination masculine de l'époque. On sent qu'elle aurait aimé pouvoir écrire une autre fin ; une fin où Jeanne peint et devient célèbre non comme modèle mais comme artiste à part entière ; une fin sans charrette avec de la compréhension, de la liberté et des pardons ... tout ce que Jeanne n'a pas eu.
    Pourtant à chaque instant elle a su trouver le juste milieu pour ne pas trop s'impliquer dans le récit, pour lui donner un ton assez neutre, comme un journaliste énumérant des faits sans y prendre part, laissant ainsi le lecteur fasse à ses opinions, mais surtout à ces émotions. Il n'est pas aisé de raconter une vie, encore moins lorsqu'il s'agit de celle de quelqu'un ayant réellement exister. A travers ce texte, Olivia Elkaim rend un bel hommage à cette jeune fille tombée dans l'oubli et lui offre son chant du cygne.

    Jeanne, Camille, combien de femmes à cette époque, (et encore maintenant) ont tout sacrifié pour leur compagnon artiste ? Comme si dans un couple il ne pouvait il y avoir de la place que pour un seul talent devant lequel l'autre est prié de s'effacer ? Alors que c'est ce talent-même, celui que l'on bride et réduit au silence, qui a séduit l'autre ? Pourquoi est-ce toujours celui de l'homme qui prend le pas sur celui de la femme même s'il n'est pas le meilleur des deux ?

    Jeanne a laissé peu d’œuvres, mais je vous laisse en apprécier quelques unes : deux autoportraits dans ces tons de bleus qu'elle aimait tant, une toile nommée Death et une nature morte.


     C'est une biographie qui se lit comme un roman et que je vous conseille si le monde bohème des artistes du début du siècle dernier vous intrigue, que vous aimez la peinture et/ou les histoires d'amour passionnel.

    Hier soir, j'ai prétexté la fatigue pour me retirer dans la chambre. Je me suis couchée, tête posée sur l'écharpe d'Amedeo Modigliani.
    J'ai fermé les yeux pour revivre la scène, et tout m'est revenu avec l'exactitude d'une amoureuse.

    C'était délicieux.
    C'était réeel.
    J'ai enfoncé mon nez dans la laine et prononcé son nom, comme si je pouvais le convoquer près de moi, dans ma chambre de jeune fille.

    J'aime la tranquilité, redoute l'inconstance des sentiments. Non que je l'aie expérimentée à mes dépens, mais je l'ai lue dans les romans. Les tocades, les soubresauts des longues passions, ce n'est pas pour moi.

    Combien de fois l'ai-je déjà croisé à l'académie sans le voir ? Et pour quelle raison cet homme, dont j'ignorais l'existence, semble soudain essentiel à ma vie ?

    - Mes toiles, elles doivent réveiller votre oeil mort. Peu importe la vraisemblance. Inutile de vouloir décalquer le modèle comme une pauvre photographie. La photographie, ça ne vaut rien. Zéro.

    Tu m'écoutais autrefois. Tu ne m'écoutes plus. Tu te trompes de vie, Jeanne.

mercredi 4 octobre 2017

Les Albums de la Semaine [1]

Bonjour, bonjour !
Je vous retrouve sur la chaîne youtube pour un nouveau rendez-vous.
 
 J'ai décidé de vous donner mon avis de maman sur les albums jeunesse qui me passent entre les mains. J'espère que ce nouveau rendez-vous vous plaira et que vous serez nombreux à le suivre !

Pour ne pas surcharger ce blog, j'ai mis en place un second blog uniquement dédié aux albums jeunesse sur lequel vous retrouverez toutes les informations concernant les ouvrages ainsi que mon avais en quelques lignes : www.1001albumsjeunesse.com

Et je vous laisse avec la première vidéo de la série :

Pour retrouver toutes les informations sur ces albums, cliquez sur les titres :)

Et si ce n'est pas encore fait : n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne ;)

lundi 2 octobre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? [92]

"C'est lundi ! Que lisez-vous?" C'est une idée originale créé par Mallou, maintenant coordonnée par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment? 3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 25 septembre au 1er octobre 2017
Encore une belle semaine de lecture. J'ai enfin fini Tous nos contretemps (dont le titre ne me semble pas très bien traduit), ce fut une lecture complètement hors de ma zone de confort habituelle et j'ai beaucoup aimé. C'est par la pièce de théâtre Célibataires que j'ai découvert David Foenkinos ; j'en ai profiter pour sortir un autre de ses volumes de ma Pal. Par contre si la plume de l'auteur m'a plu, j'ai  été moins convaincue par cette seconde histoire.
Je me suis régalée avec ce petit recueil de texte qu'est Le goût de la Lecture, ce fut un vrai voyage à travers la littérature avec une belle construction de l'ouvrage.
http://www.lalecturienne.com/2017/09/tous-nos-contretemps-elan-mastai.html*

*

 - Tous nos contretemps, de Elan Mastaï
- Célibataires, de David Foenkinos
- Le goût de la lecture
- Les souvenirs, de David Foenkinos

Ce que je suis en train de lire : 
 
A peine est-il arrivé dans ma bibliothèque que j'ai eu envie de découvrir ce roman qui a tant fait parler de lui sur la toile. J'avoue que ce monde étrange a quelque peu perturbé ma nuit, mais j'ai hâte de connaître le fin mot de cette histoire.
Présentation de l'éditeur :
   Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n existent pas. Les inégalités n existent pas. La désobéissance et la révolte n existent pas. L harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire.
      Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux.
    Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu il est unique. Un destin extraordinaire l attend. Un destin qui peut le détruire.



  Mes prochaines lectures

Il y a tellement de choses qui me font envie, que je choisirai sur le moment :)

Et vous que lisez-vous ?
Belle semaine livresque à toutes et tous !