lundi 16 octobre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? [94]

"C'est lundi ! Que lisez-vous?" C'est une idée originale créé par Mallou, maintenant coordonnée par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment? 3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 9 au 15 octobre 2017
Encore une jolie semaine de lecture que j'ai adoré commencer en compagnie de Chantal Thomass qui se livre à nous comme elle le fait petit à petit avec sa petite-fille. Totto-Chan fut une lecture agréable mais que je n'ai finalement pu comprendre et apprécier réellement qu'après avoir lu la postface ce que j'ai trouvé un peu dommage. Et j'ai fini mon dimanche avec le Bal qui dans sa simplicité, est incisive et touchant. 

- Sens dessus dessous, de Chantal Thomass
- Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre, de Tetsuko Kuroyanagi
- Le Bal, de Irène Némirovsky



Ce que je suis en train de lire : 
 
Une fois n'est pas coutume, mais à l'heure où j'écris ces mots je n'ai pas encore commencé de nouvelles lectures et ne sais pas encore dans quelle histoire je vais avoir envie de me plonger dans la soirée.
Bien sûr, comme je vous l'ai dis sur instagram, je poursuis toujours chapitre après chapitre ma lecture de l'essai : Une histoire de la lecture, de Alberto Manguel, qui se révèle passionnant.



  Mes prochaines lectures
Dans ma Pile à Lire, il y a encore deux livres roses, du théâtre, de la littérature classique, et encore milles autres pépites que je brûle de découvrir et dans lesquels je me plongerai au fil de mes envies !


Et vous que lisez-vous ?
Belle semaine livresque !

jeudi 12 octobre 2017

Le mal des ardents - Frédéric Aribit

Le mal des ardents, de Frédéric Aribit

240 pages
Editions Belfond
Parution : 17 août 2017

Présentation de l'éditeur :
    Entretenir le feu sacré sous peine d'être enterré vivant. On ne rencontre pas l'art personnifié tous les jours.
     Elle est violoncelliste, elle dessine, elle peint, fait de la photo. Elle s'appelle Lou. Lorsqu'il tombe sur elle, par hasard, à Paris, c'est sa vie entière de prof de lettres désenchanté qui bascule et, subjugué par ses errances, ses fulgurances, il se lance à la poursuite de ce qu'elle incarne, comme une incandescence portée à ses limites.
     Mais le merveilleux devient étrange, et l'étrange inquiétant : Lou ne dort plus, se gratte beaucoup, semble en proie à de brusques accès de folie. Un soir, prise de convulsions terribles, elle est conduite à l'hôpital où elle plonge dans un incompréhensible coma. Le diagnostic, sidérant, mène à la boulangerie où elle achète son pain.
     Quel est donc ce mystérieux " mal des ardents " qu'on croyait disparu ? Quel est ce " feu sacré " qui consume l'être dans une urgence absolue ?
     Il va l'apprendre par contagion. Apprendre enfin, grâce à Lou, ce qu'est cette fièvre qui ne cesse de brûler, et qui s'appelle l'art. 


    Ce livre c'est l'histoire d'une folle passion, de ces histoires d'amour qui vous surprennent un jour dans la banalité de votre quotidien et qui vous emmène dans leur tourbillon, très loin de vos habitudes. Mais c'est aussi une très intéressante étude sur l'ergot du seigle et sa présence à travers toute l'Histoire de l'humanité.

    Lou est une jeune femme vivante, vibrante et amoureuse de la vie. Elle s'investit totalement dans chacune des actions qu'elle fait, transformant sa vie en véritable tourbillon de plaisir, de bonheur et de folie. Quand elle croise la route de notre narrateur, professeur de lycée qui s'ennuie dans la banalité de sa vie, elle va le réveiller à la vie. D'une première brève rencontre elle va le faire réfléchir sur sa vie, et lorsqu'ils se recroiseront peu de temps après, il ne pourra résister à suivre ce feu follet dans les rues de Paris.
    Lou ressent comme une urgence à vivre, à croquer tous les plaisirs de la vie sans se soucier des conventions et du quand dira-t-on. Il ne sera pas toujours facile pour lui de la suivre, mais l'amour l'emporte, l'aveugle et l'entraine malgré lui dans cette grande aventure pleine d'amour et de passion.
     Avec eux nous parcourons l'art de la musique et de la peinture, comme vecteurs de vibrations intérieurs et sources de plaisir. Lou a des idées sur tout, et ce caractère passionné nous offre des réflexions très juste sur ces deux modes d'expression, invitant le lecteur à voir au-delà des conventions communément admises et à oser se plonger dans ses émotions intérieures.

    Mais cela ne va durer qu'un temps. Lou est-elle réellement elle-même ou agit-elle sous l'emprise de la folie de sa maladie ? Ou celle-ci ne fait-elle qu'exacerber sa nature profonde ? On pencherait plus pour la seconde, car notre homme, pourtant sain, se laisse gagner par la douce folie de sa compagne, se désinhibant à son contact.

    La relation des deux personnages est passionnante et envoutante. On prend un réel plaisir à les suivre dans cette folle aventure, nous demandons sans cesse jusqu'où ils iront, jusqu'où Lou l'entrainera-t-elle ? Le lecteur se surprend parfois à rêver de pouvoir ainsi pimenter sa vie, avec autant de joie et de liberté... cela ne tient qu'à lui, nous murmure Lou à l'oreille tout au long de notre lecture.

    J'ai aimé que cette histoire soit enrichie de celle de cette maladie qu'est l'ergot du seigle  qui a traversé les siècles sans avoir été identifiée comme telle pendant longtemps. Ce champignon qui se développe sur le germe des céréales, notamment du blé et du seigle, n'a été identifié que tout récemment au regard de l'Histoire de l'Humanité, et il a fait des ravages pendant des millénaires sur des populations dont l'alimentation première était le pain, justement composé de ces céréales.
     Aujourd'hui les récoltes sont vérifiées avec soin et rares sont les cas de maladie qui se déclarent, et si cela arrive, que le diagnostique est rapidement mis en place, les services de santé publique mettent tout en œuvre pour limiter la contagion. Mais il n'en était pas de même quand la famille cultivait et mangeait son propre grain...
     Frédéric Aribit parcours l'Histoire de l'humanité, mettant en lumière des épidémies que l'on doit vraisemblablement à ce champignon et qui plusieurs fois ont changé la face du monde.

     Ce livre nous rappelle à quel point notre vie est fragile et comment un minuscule champignon que l'on perçoit à peine à l'oeil nu peut l'anéantir en peu de temps. Il nous rappelle que la vie est trop courte pour qu'on la laisse devenir banale et qu'il faut la vivre à 100%, se laissant la possibilité de s'évader des conventions et des carcans de la société pour parfois mieux en apprécier la saveur.

     Frédéric Aribit nous livre là un roman qui fait du bien, qui se laisse dévorer et nous donne envie de croquer la vie à pleine dents. Il a su avec succès mêlé les deux histoires la Grande et la personnelle avec simplicité et brio, ce qui fait qu'elles se nourrissent l'une l'autre sans gêner le moins du monde notre lecture, mais au contraire en nous passionnant de plus en plus pour les deux au fil des pages.

    C'est une superbe ode à la Vie et à l'Amour. Que je vous conseille de lire. C'est un texte avec lequel vous ne sauriez vous ennuyer tellement il est riche de connaissances, d'histoire, d'amour, de rêve et de bienveillance.

   La musique, c'était une question d'heure, de rendez-vous avec soi-même.

   Quelque chose qui avait aussi affecté mon travail, mon rapport aux livres et s'était propagé dans ma qualité d'écoute de ma musique, dans le regard que je portais sur l'art. Car ce qui, dans mes lectures, n'était avant elle qu'un alignement de mots dignes d'un intérêt intellectuel variable, ce qui n'était qu'une enveloppe sonore dans mon casque apte, au pire à me désennuyer un peu, au mieux à m'arracher un moment de la fadeur du monde, qu'un assemblage esthétique de formes et de couleurs sur une toile, prenait un relief nouveau, trouvait une puissance, une force inédites, une crudité féroce qui me sidérait et m'effrayait à la fois.

    Ex-ister c'est, littéralement, sortir de soi. Être hors de soi.
    On ne vit jamais que hors de soi. Est-ce cela, Lou, que sans le savoir toi-même, tu me disais pourtant ?

    Sommeil et silence, rien n'était plus difficile et plus beau que cet échange-là. Rien n'exigeait davantage que l'abandon à l'autre que de lui offrir son sommeil et son silence. Se taire ensemble ce qui peut être aussi un don absolu. Un acquiescement total à l'autre.

    J'ai attrapé mon exemplaire vieilli et dans mon lit, à la seule lumière de la veilleuse, je me suis replongé dans cette histoire écrite en 1953 et que je me rappelais à peine avoir déjà lue. Je voulais voir si elle me dirait quelque chose de Lou, si elle me parlerait d'elle, de moi. Peut-être n'aimons-nous jamais que les livres qui parlent de nous. Ceux qui nous permettent de devenir nous-même, tout en nous empêchant de n'être que cela.

mardi 10 octobre 2017

Mini-challenge Octobre Rose

 

Coucou !

Je vous retrouve aujourd'hui pour vous proposer un mini-challenge livresque pour le mois d'octobre.
J'espère qu'il vous plaira et que vous serez nombreux à participer !


Le hashtag du challenge #challengeoctobrerose

Challenge du 10 octobre au 10 novembre 2017
Lire de 1 à 3 livres (ou plus si vous le souhaitez) à la couverture Rose.  

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Mes lectures pour ce challenge :


 - A moins d'aimer, de Véronique Fiszman
- Mariage Mania, de Darcy Cosper
- Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre, de Tetsuko Kuroyanagi

Et vous qu'allez-vous lire en ce joli mois d'octobre ?


lundi 9 octobre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? [93]

"C'est lundi ! Que lisez-vous?" C'est une idée originale créé par Mallou, maintenant coordonnée par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment? 3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 2 au 8 octobre 2017

Avant de vous parler de mes lectures de cette semaine, je voulais vous parler d'un énorme projet que j'avais et qui a vu le jour cette semaine : un blog dédié aux albums jeunesse. En effet à la maison, nous en lisons beaucoup mais je ne trouvais pas pertinent d'en parler ici où il est plus question de littérature adulte, même si je vous parle de livres jeunesse pour jeune lecteur débutant.
Donc voilà, depuis la semaine dernière, un nouveau rendez-vous est instauré sur ma chaine : Les Albums de la semaine, que vous pourrez retrouver plus en détail sur 1001 Albums Jeunesse. N'hésitez pas à y faire un tour et à y laisser votre avis :)

Pour en revenir à mes lectures, j'ai commencé la semaine avec Le Passeur, une lecture assez perturbante je dois dire, dont j'ai encore du mal à parler : difficile de voir tous les codes de notre société volé en éclats et remis en question.
Je me suis enfin offert la session Cyrano que je repoussais depuis des mois, en lisant la pièce de théâtre d'Edmond Rostand et deux autres livres tournant autour de la pièce : Edmond et Cyrano de Boudou. Très différents mais tous les deux passionnants et agréables à lire. Prochaine étape : lire un ou deux ouvrage de Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac lui-même !
J'ai entrecoupé cette série Cyranesque, d'un roman de Romain Monnery pour changer de style et d'univers afin de mieux y replonger. Une lecture également très agréable.
*



*
 - Le passeur, de Lois Lowry
- Cyrano de Bergerac, de Edmond Rostand
- Edmond, de Alexis Michalik
- Seul, libre et assoupi, de Romain Monnery
- Cyrano de Boudou, de Damien Luce

Ce que je suis en train de lire : 
 
Avant de partir à la découverte des œuvres originales de Cyrano, j'ai eu envie de m'accorder une pause et de lire l'autobiographie de Chantal Thomass qui vient de paraître. Je me rends compte que j'aime de plus en plus lire des biographies et autobiographies, car elles sont toujours riches d'expériences et très instructives. Et puis soyons honnête : le mode de la mode est fascinant !


Présentation de l'éditeur :
    L'autobiographie de l'une des plus grandes icônes du glamour français.
     Une plongée inédite au cœur de l'intimité d'une femme libre qui dévoile pour la première fois son parcours professionnel mais aussi sa vie privée d'épouse et de mère.

    C'est l'histoire d'une jeune fille de banlieue qui rêve d'une autre vie que celle de ses parents. Une jeune fille timide et complexée qui ne sourit pas, ne parle pas et n'existe vraiment que lorsqu'elle sort vêtue de ses créations extravagantes, confectionnées par sa mère couturière.
     Avec Bruce Thomass, le garçon qu'elle rencontre à l'âge de 15 ans, son futur mari et associé pendant vingt-cinq ans, elle va briser les codes pour s'imposer dans un monde de la mode largement masculin. Avec ses meilleurs amis comme Thierry Mugler, Jean-Charles de Castelbajac ou Kenzo, elle va vivre la folie des défilés et des années Palace, l'hécatombe des années sida, et va se faire un nom.
     Une femme libre et sans compromis qui a gagné de nombreuses batailles et en a perdu beaucoup.... Après l'évincement de sa propre marque par ses actionnaires japonais, Chantal Thomass va reconquérir son nom, sa place dans l'univers de la mode où elle deviendra l'icône française des dessous chics.



  Mes prochaines lectures
Probablement un des livres correspondant au petit challenge que je vais vous proposer sur ma chaine et ici demain ;)


Et vous que lisez-vous ?
Bonne semaine livresque !

samedi 7 octobre 2017

Je suis Jeanne Hébuterne - Olivia Elkaim

Je suis Jeanne Hébuterne, de Olivia Elkaim

248 pages
Editions Stock, Collection La Bleue
Parution : 23 août 2017

Présentation de l'éditeur :
    Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste «  maudit  », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice - où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie. 



     Jeanne Hébuterne, ce nom ne vous dit sans doute rien... Mais si je vous montre ces trois tableaux :
   

 ils ne vous sont pas inconnus. Vous les avez déjà aperçu sur une couverture de roman, dans un livre scolaire ou je ne sais où. Ce sont trois tableaux, parmi de nombreux autres sur le même sujet, peint par Amedeo Modigliani qui représente Jeanne Hébuterne, la femme avec laquelle il a fini sa vie.

    Si je vous dis Camille Claudel, tout de suite cela vous évoque la femme artiste blessée, la passion, la muse d'un artiste qui ne finit pas vraiment bien ... Sans connaître l'histoire dans les détails, vous en avez une vague idée et son nom vous est connu. Pourquoi Camille Claudel a-t-elle su traversé les décennies sans que son nom soit oublié alors que celui de Jeanne s'est complètement plongé dans l'oubli ?

    Jeanne Hébuterne était une jeune fille parisienne d'origine bourgeoise qui aimait l'art. Encouragée par son frère elle s'inscrit à l'Académie Colarossi à Paris. C'est là-bas qu'elle fera la connaissance d'Amedeo Modigliani, qui sera son Grand Amour. Jeune fille au tempérament fougueux, elle plonge tête baissée dans cette folle passion, quitte à rompre avec sa famille. Elle qui avait vécu dans un appartement confortable où, sans rouler sur l'or, elle n'avait manqué de rien, se trouve plongée dans une misère noire, que seul leur amour compense. A cette époque Modigliani n'est pas encore reconnu comme un grand peintre, ses toiles se vendent mal, mais il peut heureusement compter sur un galeriste qui croit en lui.
    Au côté de celui qu'elle considère comme un grand génie de la peinture, Jeanne Hébuterne s'aveugle de son amour et laisse tomber ses pinceaux et crayons. Elle n'est plus que le modèle et la compagne de l'artiste. Un statut peu enviable en réalité, mais quand on aime ...
    La vie de cette jeune femme est à la fois magnifique et tragique. Elle ne dépassera pas son vingt-deuxième anniversaire, ce qui est bien court pour une vie. Au mieux peut-on se consoler en se disant qu'elle a vécu totalement sa passion pour Modigliani, sans concessions ni compromis et qu'un tel amour peut remplir une vie ?
    Mais il est triste de lire cette vie, de voir cette jeune femme pleine de vie, de rêves et d'assurance, s'étioler comme une plante qui manque de soleil. Et l'on ne peut que verser quelques larmes sur les dernières pages de ce récit.

    La plume d'Olivia Elkaim est très douce, très agréable à lire, mais également incisive. On sent la Femme derrière l'auteur qui parfois enrage contre cet homme qui laisse sa femme et son fils vivre dans une telle misère avec autant d'insouciance. On sent le lion rugir contre cette domination masculine de l'époque. On sent qu'elle aurait aimé pouvoir écrire une autre fin ; une fin où Jeanne peint et devient célèbre non comme modèle mais comme artiste à part entière ; une fin sans charrette avec de la compréhension, de la liberté et des pardons ... tout ce que Jeanne n'a pas eu.
    Pourtant à chaque instant elle a su trouver le juste milieu pour ne pas trop s'impliquer dans le récit, pour lui donner un ton assez neutre, comme un journaliste énumérant des faits sans y prendre part, laissant ainsi le lecteur fasse à ses opinions, mais surtout à ces émotions. Il n'est pas aisé de raconter une vie, encore moins lorsqu'il s'agit de celle de quelqu'un ayant réellement exister. A travers ce texte, Olivia Elkaim rend un bel hommage à cette jeune fille tombée dans l'oubli et lui offre son chant du cygne.

    Jeanne, Camille, combien de femmes à cette époque, (et encore maintenant) ont tout sacrifié pour leur compagnon artiste ? Comme si dans un couple il ne pouvait il y avoir de la place que pour un seul talent devant lequel l'autre est prié de s'effacer ? Alors que c'est ce talent-même, celui que l'on bride et réduit au silence, qui a séduit l'autre ? Pourquoi est-ce toujours celui de l'homme qui prend le pas sur celui de la femme même s'il n'est pas le meilleur des deux ?

    Jeanne a laissé peu d’œuvres, mais je vous laisse en apprécier quelques unes : deux autoportraits dans ces tons de bleus qu'elle aimait tant, une toile nommée Death et une nature morte.


     C'est une biographie qui se lit comme un roman et que je vous conseille si le monde bohème des artistes du début du siècle dernier vous intrigue, que vous aimez la peinture et/ou les histoires d'amour passionnel.

    Hier soir, j'ai prétexté la fatigue pour me retirer dans la chambre. Je me suis couchée, tête posée sur l'écharpe d'Amedeo Modigliani.
    J'ai fermé les yeux pour revivre la scène, et tout m'est revenu avec l'exactitude d'une amoureuse.

    C'était délicieux.
    C'était réeel.
    J'ai enfoncé mon nez dans la laine et prononcé son nom, comme si je pouvais le convoquer près de moi, dans ma chambre de jeune fille.

    J'aime la tranquilité, redoute l'inconstance des sentiments. Non que je l'aie expérimentée à mes dépens, mais je l'ai lue dans les romans. Les tocades, les soubresauts des longues passions, ce n'est pas pour moi.

    Combien de fois l'ai-je déjà croisé à l'académie sans le voir ? Et pour quelle raison cet homme, dont j'ignorais l'existence, semble soudain essentiel à ma vie ?

    - Mes toiles, elles doivent réveiller votre oeil mort. Peu importe la vraisemblance. Inutile de vouloir décalquer le modèle comme une pauvre photographie. La photographie, ça ne vaut rien. Zéro.

    Tu m'écoutais autrefois. Tu ne m'écoutes plus. Tu te trompes de vie, Jeanne.

lundi 2 octobre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? [92]

"C'est lundi ! Que lisez-vous?" C'est une idée originale créé par Mallou, maintenant coordonnée par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment? 3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 25 septembre au 1er octobre 2017
Encore une belle semaine de lecture. J'ai enfin fini Tous nos contretemps (dont le titre ne me semble pas très bien traduit), ce fut une lecture complètement hors de ma zone de confort habituelle et j'ai beaucoup aimé. C'est par la pièce de théâtre Célibataires que j'ai découvert David Foenkinos ; j'en ai profiter pour sortir un autre de ses volumes de ma Pal. Par contre si la plume de l'auteur m'a plu, j'ai  été moins convaincue par cette seconde histoire.
Je me suis régalée avec ce petit recueil de texte qu'est Le goût de la Lecture, ce fut un vrai voyage à travers la littérature avec une belle construction de l'ouvrage.
http://www.lalecturienne.com/2017/09/tous-nos-contretemps-elan-mastai.html*

*

 - Tous nos contretemps, de Elan Mastaï
- Célibataires, de David Foenkinos
- Le goût de la lecture
- Les souvenirs, de David Foenkinos

Ce que je suis en train de lire : 
 
A peine est-il arrivé dans ma bibliothèque que j'ai eu envie de découvrir ce roman qui a tant fait parler de lui sur la toile. J'avoue que ce monde étrange a quelque peu perturbé ma nuit, mais j'ai hâte de connaître le fin mot de cette histoire.
Présentation de l'éditeur :
   Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n existent pas. Les inégalités n existent pas. La désobéissance et la révolte n existent pas. L harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire.
      Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux.
    Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu il est unique. Un destin extraordinaire l attend. Un destin qui peut le détruire.



  Mes prochaines lectures

Il y a tellement de choses qui me font envie, que je choisirai sur le moment :)

Et vous que lisez-vous ?
Belle semaine livresque à toutes et tous !