jeudi 18 janvier 2018

Blaise Cyrano, le raté magnifique - Arthur Ténor

Blaise Cyrano, le raté magnifique, de Arthur Ténor

192 pages
Oskar Editeur, Collection La Vie
Parution : Septembre 2017

4ème de couverture :
    Blaise Cyrano, élève de 3e au collège Rostand, surnommé "Monsieur Molière" pour sa maîtrise de la langue française et sa grande culture littéraire, ne laisse personne indifférent. Car en plus d'un fort tempérament et d'une répartie toujours cinglante, le garçon est affublé d'un menton plus long que la moyenne. Bien que son esprit supérieur compense son complexe physique, Blaise n'ose déclarer sa flamme à Roxane. Par surcroît, la belle n'a d'yeux que pour Christian Neuvillette, lequel brille davantage par sa beauté que par son intelligence.
    Mais par amour pour Roxane, ce Cyrano 2.0 se résigne à aider son rival en écrivant à sa place des missives enflammées... 


    Cyrano de Bergerac, le classique d'Edmond Rostand, cela vous dit bien quelque chose ? Et si on vous demande ce que cela vous évoque : histoire de cape et d'épées, texte en vers, classique de la littérature, 19ème siècle,... sont des termes qui viennent spontanément à l'esprit.
    A partir de là, on imagine mal comment cette histoire d'adultes d'un autre temps pourrait être transposé dans le monde adolescent de notre époque. C'est pourtant le pari osé qu'a fait Arthur Ténor en écrivant ce roman.

    J'étais fort curieuse de voir comment il allait tourner les choses pour les rendre cohérentes tout en restant proche du texte originel et que ce soit lisible par des adolescents. Et je peux vous dire que j'ai été littéralement soufflée ! C'est à la fois simple et recherché.

    Dans ce roman, Arthur Ténor a créé un Cyrano aussi puissant que celui de Rostand ; si différents ils sont pourtant si semblables, et l'un ne renierait pas l'autre s'ils se croisaient. L'auteur a eu l'habileté de changer quelque peu la particularité physique de son personnage et il ne s'agit plus ici du nez mais du menton. Ce changement lui permet de déployer son imagination en imitant son aîné sans pour autant le copier, ce qui est très appréciable.
     Il a également su nous rendre ici Christian plus sympathique que dans la version originale, où il brille par sa fadeur et son commun. Dans ce texte, Christian est un adolescent pourvu d'un certain caractère qui parfois n'hésite pas à bousculer Cyrano, ce qui est fort plaisant il faut bien dire.

    Lire ce texte, mets en lumière certains traits des personnages et certaines situations de la pièce inspiratrice. Il permet de mettre en perspective deux époques, et nous rappelle également qu'autrefois l'âge adulte survenait plus vite et que les personnages de Rostand ne sont pas si éloignés que cela de ceux d'Arthur Ténor. A bien y regardé, sur certains points les adolescents de nos jours ne sont pas si différents de nos aïeux, et certains ont tout autant de liberté que les adultes de l'époque.

    Je ne peux guère vous parlez de ce roman en détails sans prendre le risque de vous gâcher la surprise, ce qui serait fort dommage. Mais croyez-moi Arthur Ténor a réussi un joli tour de force en nous livrant un roman bien pensé, bien écrit et bien mené.
J'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman, et je vous le conseille.

    C'est  une belle façon d'aborder ce classique incontournable de la littérature française, en nous montrant que l'histoire de base est intemporelle et que donc ce classique ne saurait être démodé !

mercredi 17 janvier 2018

Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand

Cyrano de Bergerac, de Edmond Rostand

Théâtre 
Texte classique tombé dans le domaine public
250 pages
Première représentation : 28 décembre 1897



     Savant fou tombé de la Lune ou ferrailleur éblouissant, si tous se reconnaissent en lui, s'il nous arrache des larmes, c'est parce qu'il est vrai, d'une profonde vérité humaine. C'est lui que Roxane aimait, son intelligence, son esprit. Cyrano est une part de nous-mêmes, le vengeur des humiliés et des offensés, des timides et des ratés de l'amour. À la fin de l'envoi, c'est toujours lui qui gagne.




    Ce moment gênant où tu te rends compte qu'au final tu ne connais pas vraiment l'une des plus célèbres histoires du théâtre français et qu'il serait temps de réparer ce tort... Comme beaucoup de monde, j'avais entendu parler de ce personnage haut en couleurs, au long nez, mais l'image que l'on m'en avait donné était celui d'un personnage de farce, ce qui est complètement erroné.

     En effet Cyrano de Bergerac est de ces héros tranquille, posé, maniant aussi bien le verbe que l'épée et qui ne saurait souffrir de se mettre en ridicule posture. La droiture, l'élégance, l'honneur et le sang-froid sont ses maîtres mots. Et quand il tombe amoureux, et que la belle lui avoue en aimer un autre qui l'aime en retour ; il se met en devoir d'aider son rival à séduire la gente demoiselle. Car oui, Cyrano est un homme de cœur, qui ne saurait forcé des sentiments à son endroit et préfère voir sa douce heureuse avec un autre, même si cela lui coûte.

     En écrivant cette pièce Edmond Rostand oublie toutes les règles du théâtre classique : sa pièce se déroule en maints lieux différents à des dates très éloignées, et il s'y passe beaucoup de chose, comme si l'amour n'était qu'un prétexte d'écriture pour parler de milles autres choses et laisser ainsi place à toute son imagination. Et lui qui peinait tant à être connu et reconnu, qui essuyait échec après échec, se fait pour une fois confiance et ose se lancer dans le pari fou de cette pièce, y engageant ses derniers deniers. Et il a eut bien raison, car sa pièce est unique et longuement applaudie par un public des plus enthousiastes. Son texte lui vaudra de recevoir la Légion d'Honneur, une distinction qu'il n'aurait su espérer.

     Lire du théâtre peut paraître fastidieux, ou bien fade, mais pas ici. J'ai eu l'impression de parcourir un roman, où les descriptions auraient été placées systématiquement en tête de chapitre, pour laisser plus de place aux personnages. Edmond Rostand se fend de longues didascalies pour introduire chaque acte et ainsi situer la nouvelle action ; il nous entraîne ainsi dans des lieux tout aussi divers qu'étonnants et c'est avec plaisir que nous suivons Cyrano, Christian et Roxane. Bien que parfois on se demande comment dans un tel environnement il va pouvoir les mettre en scène et faire avancer l'intrigue amoureuse. Mais dans toute cette profusion, jamais il ne se perd, ni ne perd son lecteur. 
    Lire cette pièce a été un délice, et je suis très curieuse de lire les écrits du vrai Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac, cet auteur oublié de nos jours qui fut la source de l'inspiration d'Edmond Rostand. Et je ne serais pas surprise de retrouver dans la pièce des clins d'oeil non dissimulé à ces textes qu'il devait bien connaître. Ils devraient notamment expliquer pourquoi le Cyrano de Rostand se met soudainement à épiloguer sur les astres et l'univers.

     Bien que la pièce soit totalement écrite en vers, ce qui était jugé ringard à cette l'époque, cela ne gêne absolument pas la lecture. On oublie complètement cette fantaisie de l'auteur au profit de l'histoire et de ses personnages. Donc si cela pouvait vous effrayer, ne vous arrêter pas à ce fait et oser tourner la première page.

    Je regrette de ne pas avoir lu plus tôt ce chef-d’œuvre de la littérature française, et je regrette qu'il ne soit pas intégré dans les programmes scolaires. D'ailleurs je regrette que le peu de fois où la pièce ait été mentionnée, cela ait été pour la présenter comme une farce, ce qu'elle est loin d'être à mon sens.
     Si vous n'avez jamais lu ce texte, je vous invite chaudement à vous y plonger ; je doute que vous soyez déçu !


mardi 16 janvier 2018

Le joueur d'échec - Stefan Zweig

Le joueur d'échec, de Stefan Zweig

95 pages
Editions Le Livre de Poche
Traduction de Delachaux et Niestle
Année parution originale : 1941

4ème de couverture :
     Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
    Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.   
    Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, " pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ".



    Je n'avais jamais lu Zweig, pourtant ce n'est pas faute d'entendre partout des éloges sur ces oeuvres. Du coup lorsque celle-ci m'est passé sous le nez, je me suis dépêchée de la lire, et quel grand bien m'en a pris ! Je me suis octroyée quelques heures un dimanche matin rien que pour me plonger dans ce court texte. Il fait vraiment parti de ces textes qu'il faut lire d'une traite si l'on veut en saisir toute la saveur, selon moi.

    Dans ce court roman, nous découvrons d'abord Czentovic, un jeune homme pauvre de la campagne, recueilli par le curé du village. Pauvre ère, il ne semblait pas briller par son intelligence, jusqu'au jour où elle semble se manifester devant un échiquier. Ce jeune garçon pour qui les mots et la lecture était une torture se révèle un fantastique stratège capable d'anticiper plusieurs coups d'avance. C'est ainsi, complètement par hasard que débutera sa carrière.
     Puis le narrateur fait la rencontre d'un inconnu, qui éblouira tout le monde en battant Czentovic sur son propre terrain : les échecs.
     Mais cette prouesse n'est pas sans explications, et une explication qui donnera froid dans le dos du lecteur et qui poussera cet inconnu à ne pas récidiver sa prouesse, faute d'y laisser la raison.

    A travers ce court texte, Zweig explore l'incroyable machine qu'est le cerveau humain. Il nous offre deux exemples incroyables et a eu l'idée sublime de les rassembler sur un même terrain : le damier des échecs.
     Tout en faisant une histoire prenante et palpitante, il en profite pour dénoncer certaines méthodes vraiment inhumaines de torture mentale des nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale, et explore un des mécanisme de défense qu'a pu trouver le cerveau humain.
    Mais comme tout mécanisme de défense, il ne saurait être bon d'en prolonger l'utilisation, et en cela il met le lecteur en garde. Certains dons peuvent se développer parce que la survie en dépend, mais il est bon de les laisser aller une fois le danger passer. 

    J'ai été captivée par cette histoire qui se laisse littéralement dévorer, et je vous conseille vraiment de lui accorder deux heures pour la découvrir. Vous ne sauriez être déçu ! 



lundi 15 janvier 2018

C'est lundi que lisez-vous ? [s2]


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 8 au 14 janvier 2018
    Semaine de rentrée ! Ce qui à la maison, veut dire mille et une choses à faire, ce qui ne m'a pas laissé autant de temps que je l'aurais souhaité pour lire ; mais promis je me rattrape les prochaines semaines. Par contre j'ai pris quelques heures pour ranger et réorganiser un peu ma bibliothèque (et enfin ranger les livres qui trainaient partout dans la maison... ahem). J'en ai profité pour sortir quelques titres oubliés de la Pal que je souhaiterais lire cette année et dont je vous reparle très vite.

   Un seul livre terminé cette semaine : Et vous avez eu beau temps ? de Philippe Delerm que j'ai beaucoup aimé.


- Et vous avez eu beau temps ?, de Philippe Delerm

Ce que je suis en train de lire : 
 
 Gagné lors d'un concours et reçu en décembre, je n'avais pas envie de le laisser attendre. Une histoire fantasy pleines de dragons comme j'en lis rarement mais qui me dépayse complètement et que je prends plaisir à suivre. Seul point assez déroutant : l'absence de chapitres.
4ème de couverture :    
    Comment peut-on passer d'une vie fade de secrétaire dans un cabinet notarial parisien, à celle de gardienne d'un pouvoir mythique ? De surcroît au milieu de plaines immobiles, sous un soleil écrasant, dans une citadelle en guerre, parcourue par des dragons et leurs non moins terrifiants dragonniers... C'est bien ce que risque de découvrir Mona à son coeur défendant, elle qui meurtrie par la vie ne souhaite plus dans son existence que l'amitié de sa plante carnivore...
    Et si notre place n'était pas celle que l'on croit ? Et si notre monde en cachait un autre ? Et si notre destin était écrit ? L'héroïne d'Isabelle Morot-Sir ne se doutait pas qu'une visite chez l'antiquaire pouvait transformer sa vie... Et pourtant ! Cocktail entraînant de fantasy et de romance, « La Citadelle des dragons » veille à garder grandes ouvertes les portes de l'imagination.



Mes prochaines lectures
Je pense pouvoir annoncer sans trop m'avancer que ce sera un roman contemporain. Mais à savoir lequel ...

*****

J'ai toutefois profiter de cette semaine pour vous faire un petit bilan de mon année livresque en vidéo 




Et vous que lisez-vous ?
Belle semaine livresque

mardi 9 janvier 2018

Mon père n'est pas un escargot - Agnès Lestrade & Amandine Laprun

Mon père n'est pas un escargot, de Agnès Lestrade & Amandine Laprun

64 pages
Oskar Editeur, Collection Ottokar

Parution : Septembre 2017

4ème de couverture :
    Les parents de Prune sont séparés, alors quand son père appelle pour passer des vacances avec elle c'est le bonheur. Surtout lorsqu'elle n'a pas eu de nouvelles de lui depuis quelque temps... mais elle pardonne tout à son père car c'est un artiste. "Il a des doigts d'artiste, une vie d'artiste et un emploi du temps très artistique aussi !"
Et lorsqu'elle apprend que son père n'a plus de maison Prune est désespérée : "Tout à coup, je comprends pourquoi son vélo était chargé comme un baudet. Il porte sa vie sur son dos. Comme un escargot. Sauf que mon père n'est pas un escargot, mais un être humain."
Mais dans la vie les choses finissent souvent par s'arranger d'une manière ou d'une autre... 


    Je vais vous faire un aveu : j'adore le titre de ce livre ! Il a tout ce qu'il faut de mignon pour un livre pour enfant, tout en attisant la curiosité du lecteur.

    Dans ce livre, nous faisons la connaissance de Prune, une jeune fille qui vit avec sa maman depuis le divorce de ses parents. Elle adore son père musicien et déplore de le voir si peu. Si bien que le jour où il lui propose de passer une semaine ensemble en camping elle saute de joie.
    Jusqu'à ce qu'elle comprenne que ce ne sont pas vraiment des vacances, et que ce n'est pas vraiment du camping ... Elle se retrouve à partager un secret trop lourd pour ses épaules d'enfant ; mais une promesse est une promesse ! Alors elle tiendra sa langue jusqu'à ce qu'un de ses camarades de classe comprenne la situation et en quelques mots la dédramatise et lui donne de bons conseils.

    L'expulsion, la perte du foyer, est un sujet rarement abordé dans les livres, surtout ceux pour les enfants, pourtant c'est un sujet qui concernent des centaines de famille chaque année. Alors même si les personnes concernées ne liront jamais les textes qui traitent du sujet, il est intéressant de sensibiliser les enfants à ce sujet car ils pourront un jour y être confronté indirectement. Et ce jour-là, il aura alors un bagage qui pourra lui permettre d'aider et de soutenir son camarade en difficulté.
    Tout comme il est important que l'enfant comprenne qu'avoir un toit au dessus de sa tête n'est pas quelque chose qui va forcément de soi.
    Et comme ce n'est pas un sujet facile à aborder directement, ce genre de livre permet de lui faire découvrir les choses de façon douce mais efficace.

     J'ai beaucoup aimé la façon dont Agnès Lestrade raconte cette histoire. L'angle choisi est à la fois simple et amusant pour le jeune lecteur. Les mots sont bien choisis, et le message clair : un enfant ne doit pas porter seul les secrets de ses parents. Elle invite le lecteur à s'ouvrir aux autres, mais aussi à être attentif à ceux qui gravitent autour de lui et à ne pas être indifférent s'il remarque une situation de souffrance.

    J'ai passé un agréable moment avec ce livre, et je ne saurais que le conseiller aux jeunes lecteurs !

    Ils ont fini par seulement se croiser juste le temps de s'enguirlander. Et puis, ils se sont  décroisés. J’avais cinq ans.

    Tout à coup, je comprends pourquoi son vélo était chargé comme un baudet. Il porte sa vie sur son dos. Comme un escargot. Sauf que mon père n'est pas un escargot, mais un être humain.

    Alors, je dis tout ce que je peux lui dire. [...] Que oui, il me manquait, que sa foutue musqiue nous séparait toujours. Que j'avais un père à rayures. Comme un zèbre, un jour blanc et transparent sans lui, et un jour noir, bien rempli, où il était là pour moi. Et ça, je le pensais vraiment.

lundi 8 janvier 2018

C'est lundi que lisez-vous ? [s1]


 Bonne Année à toutes et tous !
Que cette année vous soit douce, pleine de joie, de bonheur et de belles lectures :)


    Ici 2017 c'est merveilleusement terminé, avec la naissance de bébé mi-novembre. Le temps de tranquillement s'habituer à notre nouvelle vie à quatre, plus les fêtes de fin d'année, je dois vous avouer que si j'ai pu lire, je n'ai en revanche guère pu passer par ici. Mais ne vous inquiétez pas, je compte bien vite rattraper mon retard et partager avec vous mes lectures de ces dernières semaines :)


Ce que j'ai lu cette semaine : 
    
Du 1 au 7 janvier 2018

Un début d'année tout en douceur. J'ai commencé par me plonger dans la Saga des Soeurs Malone, qui est en réalité un recueil de trois courts romans, chacun sur une des soeurs Malone. C'était feel-good et parfait pour récupérer après les fêtes. Puis en rangeant ma bibliothèque j'ai remis la main sur ce livre de Madeleine Chapsal qui me tentait depuis fort longtemps. Ce fut une lecture des plus divertissantes, comme c'est si bien indiqué sur la couverture. Bref en ce début janvier, je me fais plaisir sans complexes.


- La Saga des soeurs Malone, de E. Richards, A. Leigh & P. Moreland
- Un oncle à héritage, de Madeleine Chapsal


Ce que je suis en train de lire : 
 
    Comment résister au dernier recueil de nouvelles de Philippe Delerm ?! Pous notre plus grand plaisir il renoue avec ce genre qui fut pendant si longtemps sa signature. C'est certes moins léger que ses premiers écrits, mais la maturité ne donne-t-elle pas sagesse et prise de recul ?
4ème de couverture :
     Est-on sûr de la bienveillance apparente qui entoure la traditionnelle question de fin d'été : " Et... vous avez eu beau temps ? " Surtout quand notre teint pâlichon trahit sans nul doute quinze jours de pluie à Gérardmer...

     Aux malotrus qui nous prennent de court avec leur " On peut  peut-être se tutoyer ? ", qu'est-il permis de répondre vraiment ?

     À la ville comme au village, Philippe Delerm écoute et regarde la comédie humaine, pour glaner toutes ces petites phrases faussement ordinaires, et révéler ce qu'elles cachent de perfidie ou d'hypocrisie. Mais en y glissant également quelques-unes plus douces, Delerm laisse éclater son talent et sa drôlerie dans ce livre qui compte certainement parmi ses meilleurs.



Mes prochaines lectures
Un roman ! Classique, jeunesse ou terroir ? nous verrons bien ;)


Et vous que lisez-vous ?
Belle semaine livresque